Et si votre rapport de données de marche chronométrique vous en disait bien plus que « conforme » ou « non conforme » ? 

Et si votre rapport chronométrique vous disez plus que "conforme" ou "non conforme" ?

Dans l’horlogerie de précision, on collecte beaucoup de données de chronométrie,
on archive encore plus
!

Prenons-nous le « temps » d’exploiter ces données et les voir tel un gisement d’informations statistiques capable de…

  • révéler, bien avant la dérive hors tolérance, un défaut de barillet, un problème de lubrification, un réglage d’échappement instable,
  • déceler une dispersion anormale d’un lot de mouvements,
  • identifier un simple problème d’équipement et de conditions de mesure.

Rien de tout cela n’apparaît sur le rapport final de chronométrie d’un mouvement ou d’une montre, où le produit manufacturé doit répondre seul en « silence » de sa conformité, et en cas de problème, de déceler tout ce qui s’est mal joué avant son édition.

C’est le pari des nouvelles formations de SMACA conçues en partenariat avec le CIP formation de Tramelan et l’entreprise Petitpierre SA : Chronostat 1et Chronostat 2, afin de sortir la chronométrie de la seule logique de contrôle d’un ticket (bon / mauvais) pour en faire un véritable outil de compréhension et de résolution de problème. 

Ces deux formations transforment un constat connu en une opportunité
de développement de compétences.

Aujourd’hui encore, beaucoup de métiers de la chaîne de valeur (usinage, assemblage, réglage, labo horloger) maîtrisant parfaitement leur geste, mais par manque de compétences transversales, ne voit pas l’incidence réelle de ce travail, sur la conformité ou non aux normes internes ou celle du COSC.

Notre objectif est de permettre de réunir tous les acteurs autour d’un même langage – l’exploitation factuelle des données de chronométrie afin de prendre de façon collégiale les bonnes décisions le plus tôt possible. 

Ce qui rend ces formations uniques,
elles ne séparent pas la culture Horlogère de la culture Qualité, mais les combinent, les subliment !

Ensemble, les participants apprennent à : 

  • Savoir lire et exploiter une série de mesures d’écarts de marche, d’amplitude non plus comme des points isolés, mais comme une distribution – centrage, dispersion, dérive, présence de plusieurs populations, afin de relier cette dispersion à leur processus. 
  • Suivre la stabilité d’un mouvement afin de distinguer ce qui relève de la variabilité normale du processus de ce qui signale un vrai dérèglement à corriger et utiliser des outils qualité simples et communs pour objectiver, tous métiers confondus, l’origine d’un problème plutôt que de se le renvoyer d’un poste à l’autre. 
  • Remonter d’une dérive à sa cause racine avec une démarche structurée, plutôt que par ajustements successifs à l’aveugle. 
  • Croiser et corréler les données de marche, d’amplitude avec des facteurs suspects (position, réserve de marche, température, opérateur, lot de composants) pour objectiver une hypothèse plutôt que la deviner. 

L’objectif n’est pas de transformer chacun en statisticien, qualiticien
mais de donner à toute la filière (de la CNC au labo de contrôle) une compréhension partagée
de ce qui fait, ou défait, la précision d’un mouvement, et ainsi contribuer à l’excellence
et à la performance horlogère sur l’ensemble de sa chaine de valeur.

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